17 droits de l’enfant en tenant compte des références en Islam, est enfin disponible pour l’épanouissement des enfants en général et de l’enfant musulman en particulier. En plus de leurs droits, 23 devoirs de l’enfant ont été dégagés pour un équilibre dans la société et de la société.

Ces 40 articles ont été regroupés dans une charte dénommée  « la  charte des droits et devoirs de l’enfant en Islam contextualisée à la Côte d’Ivoire » qui est une expérience unique en Côte d’Ivoire.

L’objectif de cette charte est de contribuer à la promotion et à la protection des droits de l’enfant et de ses devoirs au sein de la communauté musulmane. Aussi, elle se veut être un outil qui sert à lever toute équivoque sur les violations des droits de l’enfant attribuées à tort à l’Islam.

L’idée de la charte des droits et devoirs de l’enfant contextualisée  à la  Côte d’Ivoire part du principe que la Côte d’Ivoire est membre depuis 2001 des pays de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique) qui dispose d’un document dit convenant des droits de l’enfant en Islam. La charte est dite « contextualisée » à la Côte d’Ivoire, car elle est la conjugaison du travail d’ensemble des organisations islamiques de la Côte d’Ivoire qui tout en prenant en compte ledit convenant s’appuie sur les formes de violence les plus courantes en Côte d’Ivoire.  

Elle est le résultat d’un long processus, débuté en 2017 et le fruit de la collaboration entre la Fondation Djigui la Grande Espérance et l’ensemble des organisations et associations islamiques de Côte d’Ivoire. C’est l’aboutissement d’un travail qui a enregistré l’accompagnement technique de Save the Children en Côte d’Ivoire (SC CIV) avec le soutien financier du gouvernement Suédois à travers L’Agence Suédoise pour la coopération et le Développement International (Sida).

La Commission Nationale d’Accompagnement des Ecoles Islamiques du Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, la Direction de la Protection de l’Enfant du Ministère de la femme, de la Famille et de l’Enfant, le Secrétariat d’Etat chargé des Droits de l’Homme et le Forum des ONG et Associations d’aide à l’enfance en difficulté, ont également contribués  à l’amélioration des articles sur les droits et devoirs de l’enfant musulman.

Différentes étapes ont meublé le processus d’élaboration de ce document. En effet, la FDGE, à l’entame de cette initiative, a rencontré les principales organisations et associations islamiques de la Côte d’Ivoire afin de leur présenter la nécessité de développer ce document.

Cette ambition est née de la volonté des principales parties prenantes d’éclairer l’ensemble de la communauté musulmane et des populations vivant en Côte d’Ivoire sur l’intérêt que l’Islam accorde au développement sain et harmonieux des enfants.

En effet, d’un point de vue empirique, il est observé en Côte d’Ivoire de nombreuses pratiques, parfois regrettables, à l’endroit des enfants dont les origines ou explications seraient tirées à tort ou à raison des préceptes religieux.

Le processus d’élaboration de la charte s’est décliné en étapes successives qui auront été hautement inclusives :

  • Production du premier draft de la charte par un Consultant
  • Deux Ateliers réalisés avec les parties prenantes pour la finalisation du document

Ces ateliers ont réuni des représentants du Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (MENETFP), du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) à travers la Direction de la Protection de l’Enfant (DPE), du Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’homme, des principales organisations religieuses musulmanes.

  • Validation de la charte
  • Signature de la charte par les responsables des principales organisations islamiques en Côte d’Ivoire

Nous portons espoir que cette charte puisse permettre de combattre efficacement toutes les fausses idées non islamiques qui sont sources de violences faites aux enfants. Nous encourageons l’ensemble de la communauté musulmane et au-delà toute la population ivoirienne à se l’approprier.