Yobouet Aya Evline, élève en classe de T A2 au lycée moderne

Yobouet Aya Evline, élève en classe de T A2 au lycée moderne

Que pensez-vous des grossesses en milieu scolaires ?

Concernant les grossesses en milieu scolaire, je demande aux filles de ne pas céder aux avances des garçons. Il faut savoir dire non, parce ce comportement peut faciliter la contamination aux VIH SIDA, provoquer l’échec de la jeune fille et pousser à la prostitution. Une fille qui prend une grossesse ne peut plus continuer ses études. Elle ne peut atteindre son objectif qui était de réussir. Elle doit assumer son rôle de mère, étant enfant, elle va mettre un enfant au monde et s’occuper de son éducation or elle-même a besoin d’éducation.

Qu’est-ce qui emmènent ces élèves à accepter les avances des garçons ?

Je pense qu’il y a d’abord l’envie, la recherche de profil, l’influence de la mode et du groupe. Quant elle voit ses amies qui ont porté tel ou tel vêtement, elle veut faire comme elle, donc accepte les avances des garçons en espérant des présents de ces derniers.
Pensez-vous que les parents ont une part de responsabilité dans la prise de grossesse d’une fille ?
Oui, les parents ont leur part de responsabilité parce que de nos jours, les parents ne s’asseyent plus avec nous pour savoir ce qui se passe dans notre environnement scolaire. Ils nous demandent d’aller à l’école ou de faire ceci ou cela et c’est tout.

‘‘Nous sommes les pillons de nos familles et notre pays’’

Koutouan Romaric, élève en T D3 au lycée moderne de Grand-Bassam

Koutouan Romaric, élève en T D3 au lycée moderne de Grand-Bassam

Les grossesses en milieu scolaire sont les conséquences de la mode d’aujourd’hui. Les jeunes veulent faire comme dans les films qui nous sont présentés avec des scènes érotiques. Je demande aux garçons d’observer l’abstinence comme moi parce que j’ai 20 ans et je n’ai jamais eu de rapport sexuel. Et pour pouvoir être quelqu’un demain il faut suivre les conseils de l’ambassadeur du Canada qui nous demande de nous consacrer sur nos études. Nous sommes les pillons de nos familles et notre pays. Et les parents doivent s’informer de ce que font leurs enfants à l’école. Ils peuvent faire des visites dans l’établissement de leur enfant et s’entretenir avec les encadreurs. Mais, ils ne le font plus, après leur travail, ils ne s’intéressent plus à autre chose.