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Séance de travail entre monsieur Dosso Mamadou et les relais

     3 régions, kabadougou, bafing et folon. 15 villages dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Un duo de choc composé de Mamadou Dosso, chef de projet et de Kpan Djénéba, en sa qualité d’assistante. 12 jours pour bouleverser l’enracinement à des traditions ancestrales, c’était du 12 au 23 Février 2015. Un seul objectif, contribuer à la sécurisation de l’environnement des femmes et des jeunes filles contre les violences. Cet objectif rentre dans le but de la Fondation Djigui (FD), la grande espérance, de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables. Les cibles principales visées sont en occurrence les femmes et les enfants. Ce projet a été réalisé avec l’appui financier d’ONUFEMME. Pour mener à bien ces projets de sensibilisation, la FD a installé dans ces différentes régions 225 relais chargés du suivi et de la sensibilisation de la population. La première activité des relais a été la restitution auprès des chefs de village et de ses notables. Les présidentes des femmes et des jeunes ont été également touchés.

Le rôle des relais, 15 par villages en raison de 10 femmes

Faire la sensibilisation dans les champs lors des travaux de groupes, des visites à domiciles et lors des rencontres de femmes (réunion de tontine). Selon les femmes rencontrées, leur implication dans les sensibilisations et leurs prises de paroles redorent leurs blasons auprès de leurs paires et même des hommes. Elles sont déchargées de certains travaux domestiques, sont assistées pour les travaux champêtres, respectées par leurs époux, les litiges dans les couples ont diminués.

Une sensibilisation qui impact sur le comportement

De manière globale, il y a une prise de conscience et un début de changement. A Minignan, la cérémonie de la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales féminines célébrée par les relais a permis d’annuler l’excision prévue dans le mois de Mars de plusieurs jeunes filles. Des chefs de village ont invité leur population à bannir l’excision de leur pratique traditionnelle. L’imam de SIRANA assiste le comité dans la sensibilisation sur l’excision. Les mariages forcés et précoces sont découragés par les populations. Il est à signaler la réduction de la violence physique à l’endroit des enfants et la scolarisation des enfants en âge. Une prise en charge psychologique a été apportée à une femme battue par son mari et celui a été sensibilisé sur les violences.